Le mot du maire

 Hommage à Laura RIBEIRO FERREIRA    

 

Cette année, madame Candelora Ribeiro nous a quittés. Nous l’appelions tous affectueusement « Lora » ou « Laura ».

Sa disparition soudaine et sans doute imprévisible pour nous tous, a eu un effet dévastateur. Oui nous étions tous dévastés à la mairie à l’annonce de cette triste nouvelle. Agent du service public exemplaire, souvent en avance, elle ne partait que lorsqu’elle avait jugé son travail de la journée terminé. Toujours à l’écoute des autres, elle était très professionnelle, efficace et surtout très réactive. Elle ne se plaignait jamais de ses conditions de travail, même si quelquefois elles n’étaient pas optimum. Sa discrétion était sa force. Jamais je ne l’ai entendue dire du mal de ses collègues, ou des élus. Elle était appréciée par l’ensemble de ses collègues. Ils perdent aussi une amie. Son devoir de confidentialité était exemplaire et elle est partie avec quelques-uns de mes secrets. Ma confiance envers elle était totale.

Je me souviens de nos premières rencontres en tant que maire. Voir la crainte dans ses yeux et puis le plaisir de constater qu’elle serait toujours la collaboratrice du maire comme elle l'avait été avec mes prédécesseurs. Elle aimait aussi recevoir les gens, les associations pour un conseil, une réservation de salle et autre.

Beaucoup de Garchizois l’ont côtoyée. Elle était très impliquée : dans l'association :«  Le comité de jumelage Garchizy-Silvares », auprès de son mari, Antonio pour qui j’ai une pensée en rédigeant ce mot.

C’est ce moment, où ses amis de Silvarès étaient là, et que la fête des vendanges allait démarrer, qu’elle a choisi pour nous quitter, comme si elle avait attendu la fête pour ne pas nous faire de la peine. Eh Bien c’est perdu « Lora » ! Nous sommes tous dans la peine.

Comme la colombe ou le cygne nageant avec grâce sur un lac, dans ton cercueil blanc, tu as pris ton envol pour d'autres cieux. Nous aurions pu te dire adieu ou au revoir, personnellement je n’ai pensé ni l’un ni l’autre mais « Merci »

                

 

                                                                          Michel MONET